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C161_TELECHARGEZ LA PLAQUETTE 2011

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LABELLISATION COLLECTIF161 PAR CPMHE

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Au nom de la Présidente assurant le portage administratif du Collectif161, l'association est honorée de faire savoir que l'action engagée à Toulouse a obtenu la labellisation du CPMHE. "Dans le cadre du dixième anniversaire de la loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, le Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage a décidé de parrainer l'un de vos projets. Je vous prie de trouver ci-joint un courrier de Madame Françoise VERGES, présidente du CPMHE, précisant les conditions de labellisation de ce projet ainsi que les visuels "10 ans, traite et esclavage crime contre l'humanité" sous différents formats à apposer sur vos documents pour attester notre soutien. Par ailleurs, sachez que cette labellisation signifie que ce projet sera inscrit dans le programme national "10 ans de reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité" que le CPMHE va annoncer. Nous vous en souhaitons bonne réception." Secrétariat général du CPMHE

Colletif161 au JT de France 3 > 10 mai

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Rappel Sarkozy Discours 2008 "Commémoration de l'Abolition de l'Esclavage"

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10 mai 2010 > Catherine Lemorton Député Haute-Garonne

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Jean-Emmanuel Kamchueng de la MAT

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COMMEMORATIONS _ 2010

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Programme des Mardi 10 & Mercredi 11 MAI 2011

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DISCOURS COMMEMORATION 10 MAI 2010
à Toulouse Jardin de l'Europe Compans Caffarelli

- Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
- Mesdames et Messieurs les Députés,
- Monsieur le Préfet,
- Monsieur le Président du Conseil Régional,
- Monsieur le Président du Conseil Général,
- M. le Maire de Toulouse,
- Mesdames et messieurs les Élus,
- Mesdames et messieurs,
Au nom des associations regroupées au sein du COLLLECTIF 161, pour célébrer, avec vous,
la commémoration de l'Abolition de
l'Esclavage, de la TRAITE NEGRIERE
TRANSATLANTIQUE et de l'océan INDIEN,
Je vous remercie de bien vouloir m’accorder quelques minutes d’attention et une écoute attentive :
L’année dernière à cette même place, je partageais avec vous un discours à caractère historique et explicatif. Aujourd’hui, l’heure est à la prise de conscience et à l’action.
La montée de la xénophobie, des discriminations et des comportements d’intolérance et des actes racistes, nous oblige à être « vigilants » !
Le « racisme » est contagieux, il faut se prémunir contre lui, ses racines sont encore vivaces !
Il ne s’agit pas pour nous de culpabiliser ou d’accuser mais :
- d’ honorer nos valeureux ancêtres, victimes de la stupidité et de la cruauté
- d’éduquer nos enfants afin de ne plus permettre à de telles monstruosités d’avoir cours au sein de la République voire de l’Humanité toute entière
- d’informer les citoyens sur une triste époque de l’Histoire de la République, mais c’est notre Histoire commune, et il faut l’assumer
- de se rappeler que l’Histoire de l’Homme Noir, ne commence pas avec l’esclavage ( lire OMOTUNDE et le livre « les étoiles noires » de Lilian THURAM )
- de mieux se connaître pour apprendre à vivre ensemble en toute harmonie, tolérance et respect
- de faire acte de contrition pour permettre le pardon
et ainsi parvenir à une véritable unité du peuple français
- d’instaurer la date du 10 Mai, jour « férié » pour permettre à l’ensemble des Français de prendre conscience de l’importance de la commémoration de l’abolition de l’esclavage,
- d’envisager, pourquoi pas, la mise en place des trois « R » :
· Reconnaissance,
· Réparation
· Réconciliation
(proposition suggérée lors de la conférence de Durban sur le racisme en 2009),
et, la commémoration, d’aujourd’hui, participe et contribue à ce désir de « Réparation ».
- de nous poser la question de savoir si un Être humain doit exister plutôt par :
· « des qualités et des valeurs »
ou plutôt par :
· « la couleur de son épiderme »
le passé est criminel, le présent est délictuel, il nous appartient de faire que l’Avenir soit :
«Justice c’est-à-dire Fraternel, Égalitaire et Solidaire»
Notre République doit montrer l’exemple par le respect de ses principes et l’adhésion à ses valeurs :
· droit à la vie
· droit à la liberté
· interdiction des traitements inhumains
· interdiction de l’esclavage….
( cf : convention européenne des droits de l’Homme créée en 1959)
Je terminerai, ce discours, par quelques extraits des propos tenus par le Président de la République, lors du premier Comité Interministériel des États Généraux de l’Outre-Mer (CIOM) du 06 novembre 2009 :
« je n’oublie pas, pour ma part, que dans des moments essentiels de l’Histoire de France, les Outre-Mer ont toujours été au rendez-vous du combat des droits de l’Homme, parfois contre une certaine France qui oubliait son message universel.
Au moment tragique des années noires du nazisme triomphant, on a vu se lever, presque partout dans les Outre-Mers, les premiers mouvements de résistance…de « dissidents » des Antilles…. qui n’ont pas hésité à venir se battre ici, en Provence, à Royan et sur les plages de Normandie.
Je n’oublie pas que parmi les premiers qui se levèrent et dirent « non » à la capitulation, il y eut un grand Français, un grand Ultramarin, Félix EBOUE, qui répondant à l’Appel du 18 juin du Général de Gaule, fit basculer l’Afrique dans le camp de la Résistance.
Je n’oublie pas, que sans les hommes et les femmes de nos Outre-Mers, sans leurs choix éclairés aux périodes critiques de notre Histoire, sans leurs contributions les plus variées à la construction de notre Nation, la France ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui.
La France n’aurait pas eu ces Hommes d'État d’exception qu’ont été Félix Éboué, Gaston Monnerville ou Raymond Barre.
La France n’aurait pas eu ces succès sportifs dus à des personnalités comme Roger Bambuck, Marie-Josée Pérec, Thierry Henry, Christian Karembeu, Lilian Thuram, Laura Flessel ou récemment encore, Teddy Riner…..
La France n’aurait pas eu ces hommes de lettres qu’ont été Alexandre Dumas, Saint-John Perse, imé Césaire ou René Maran, qui fut le premier écrivain noir à obtenir le prix Goncourt en 1921.
La France n’aurait pas eu des personnalités d’action et d’engagement telles que Frantz Fanon, Roland Garros ou Juliette Dodu, qui fut la première femme à recevoir la légion d’honneur à titre militaire.
Sans l’Outre-Mer, la France ne serait pas la deuxième nation au monde avec ses 11 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive, quasiment à égalité avec les États-Unis.
Sans l’Outre-Mer, la France ne serait pas une puissance spatiale de tout premier plan, ni même sans doute une puissance nucléaire respectée.
Sans l’Outre-Mer, la France n’aurait pas l’influence diplomatique majeure que lui confère sa présence sur les quatre océans et en Amérique latine.
Sans l’Outre-Mer, enfin, la France ne pourrait pas s'enorgueillir de posséder une biodiversité avec laquelle aucun autre pays au monde ne peut rivaliser.
La France sans l’Outre-Mer, ce ne serait plus la France.
Nos Outre-Mers nous rappellent combien la France a une identité plurielle…. Cette diversité… il est temps de la prendre en compte, on peut être égaux sans être semblables »……
Ce message, de considération, de reconnaissance mais surtout de fraternité et d’égalité, doit, tous, nous inciter, à aller de l’avant pour construire une société plus juste, plus égalitaire et plus respectueuse les uns des autres. La mise en application de cette déclaration ouvrira, certainement, les portes d’une société où il fait « bon vivre ».
Je vous remercie.
Pour le Collectif 161,
Christine HOUBLON,
Présidente de la F.A.U.
(fédération des associations ultramarines de Midi-Pyrénées)
e-mail : contact@lesultramarinsdemidipyrenees.com
Tél : 06.87.78.88.05 / 06.72.76.11.92
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Programme du Dimanche 10 mai 2009







Le dimanche 10 Mai 2009
Dès 10h00, Le "Village des Abolitions" accueille des animations, des stands culturels et de restauration ..... et surtout une Gande Scène Musicale.

I - Discours du Collectif161 à la Cérémonie Officielle du 10 mai 2009 en présence des représentants des Institutions et des association :



- Madame le secrétaire Générale de la Préfecture,
- Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
- Mesdames et Messieurs les Députés,
- Madame la Vice-Présidente du Conseil Régional,
- M. le Maire de Toulouse,
- Mesdames et messieurs les Elus,
- Mesdames et messieurs,
La dizaine d’ associations, constituée en COLLLECTIF 161, qui a préparé cette commémoration de l’ABOLITION de l’ESCLAVAGE, de la TRAITE NEGRIERE TRANSATLANTIQUE et de l’OCEAN INDIEN, m’a confié la mission de vous faire entendre le discours suivant :




Aujourd’hui est le jour dédié, dans l’hexagone, à la mémoire de nos valeureux ancêtres, déportés, torturés, humiliés, assassinés, sans jamais qu’ils baissent les bras pour la défense de leur « humanité ».

Ne devrions-nous pas nous poser la question de savoir si un « acte de contrition » ne serait pas nécessaire pour « pardonner » et « dépasser» ce lourd passé commun ?

Car, ces fils de l’Afrique mais aussi les Amer-Indiens
(Caraïbes et Arawaks), qui n’ont eu de cesse de combattre les atrocités de l’esclavage pour garantir à, nous, leurs descendants :
- Guadeloupéens,
- Guyanais,
- Martiniquais,
- Réunionnais,
aujourd’hui, citoyens français, la place qui est la nôtre, ne le mériteraient-ils pas ?

Nous ici présents, mais aussi l’ensemble des citoyens français, les humanistes du monde entier, la ville de Toulouse, qui dès l’An 1226, accordait la liberté à tout esclave réfugié dans ses murs, devons leur rendre hommage en honorant leur mémoire. C’est pourquoi, je demande que nous observions une minute symbolique, de silence, au seul son du tambour (quelques notes « K » sur la musique de « 150 ans » de Soley Nwè ).
Il leur a fallu beaucoup d’Amour, d’abnégation, de courage, d’honneur, de dignité, d’esprit de sacrifice pour, sous le joug des atrocités, penser à se battre pour des lendemains meilleurs, pour nous : leurs fils et filles.

Nous leur disons : « Merci », (merci, repris en chœur par la foule)
- merci, pour nous avoir aimé au sacrifice de leur vie,
- merci, pour nous avoir transmis des valeurs de courage et de dignité,
- merci, pour nous guider sur la route de l’apaisement,
- merci, pour permettre à nos enfants : · noirs, · métis, · blancs
de contribuer, aujourd’hui, au développement harmonieux de l’Humanité toute entière, jusqu’à voir un jour briller « l’homme dans toute sa diversité, richesse de l’Humanité ».

Ce travail de mémoire que nous leur devons, ne doit pas s’arrêter à un regard dans le passé, même s’il est bon de se rappeler, pour une meilleure connaissance de l’Histoire :
qu’en 1626, Pierre Belain d’Esnambuc, flibustier normand, obtint le soutien de Richelieu, pour s’emparer de la Guadeloupe et de la Martinique où il entreprit d’exterminer les indiens pacifiques qui y vivaient.

A la suite de quoi, faute de main d’œuvre, en quantité suffisante, Charles François d’Angennes, affublé du titre de Marquis de Maintenon se chargea, dès 1672, à partir du navire le « sybille » d’aller chercher sur les côtes de l’Afrique nos premiers pères et mères enchaînés et vendus comme esclaves.

Il faut retenir que ce Charles, François d’Angennes, fut l’un des initiateurs français de l’esclavagisme antillais : il signa en 1673, un contrat avec la compagnie du Sénégal, créée par Louis XIV, spécialisée dans la traite négrière, contrat, où il s’engageait à fournir 1600 esclaves en 4 ans. Il devint, par la suite gouverneur de Marie-Galante, en Guadeloupe. Il s’installa, ensuite, à la Martinique avec 200 esclaves et devint en 1685, le plus riche planteur de canne à sucre.

La première abolition de l’esclavage intervenue, à la Révolution française, fut l’aboutissement des incessantes luttes et révoltes menées par les esclaves. Elle dura de 1794 à 1802. Sous l’impulsion de l’Impératrice Joséphine, fille d’un colon Martiniquais, esclavagiste, Napoléon Bonaparte, rétablit l’esclavage en 1802, malgré les rudes combats menés par nos valeureux ancêtres : « Delgrès, Ignace, la Mulatresse Solitude…. ».

Nous devons nous rappeler cet acte mémorable et tragique où des centaines d’hommes, le 28 mai 1802, se sont fait sauter la cervelle en criant : « vivre libre ou mourir » sur les contreforts du Matouba en Guadeloupe, plutôt que d’accepter le rétablissement de l’esclavage.

Jamais, nos ancêtres, n’ont lâché prise dans ce combat pour la liberté et la dignité. Ils se sont battus sans relâche, souvent avec férocité, jusqu’à la proclamation du décret du 27 avril 1848 qui abolit définitivement l’esclavage. Il faut pour cela saluer l’intervention du Député Victor Schoelcher !

Ce bref rappel historique pour comprendre l’ampleur et la détermination du grand mouvement populaire que viennent de traverser la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et la Réunion.
« Histoire » qui rend insupportable l’acceptation des injustices sociales, économiques et sociétales qui ont cours dans nos départements-régions.






Nous saluons la présence parmi nous du représentant de C. L.K.P qui a fait le déplacement depuis Paris. En effet, malgré l’abolition, malgré la départementalisation, les structures et systèmes hérités du temps de la colonisation n’ont pas totalement disparus et les mentalités et comportements liés à cette époque de domination et de tragédie humaine, perdurent.
Pour exemple l’interrogation d’un sous-Préfet de Pointe-A-Pitre, qui s’étonnait que l’ensemble des chefs de service, en Guadeloupe, soit blanc, alors que 90% de la population est noire.

Le combat d’aujourd’hui est la poursuite du combat de Hier pour une vie meilleure, une société nouvelle mais surtout pour l’apprentissage d’un « vivre ensemble », harmonieux, égalitaire et avec comme seul et unique couleur : « l’Homme ». Pour cela, nous devons, chacun, nous engager à combattre ce fléau fondé sur l’ignorance, la bêtise et l’ignominie, qu’est le racisme, à l’origine du colonialisme et de l’esclavage.

Les « ETATS GENERAUX », décidés par le Gouvernement, devront s’ingénier à ce travail de dépoussiérage des esprits, mentalités et attitudes pour parvenir à redonner confiance dans la République à des citoyens tant éprouvés. Il n’est plus tolérable, au XXIè siècle, que soient encore vénérées, dans nos départements, des puissances et structures bâties sur le sang et la sueur de nos ancêtres. Qu’ici ou ailleurs, des Hommes soient infériorisés ou discriminés au seul fait de la couleur de leur peau ou de leur origine.

Nous devons tous contribuer à faire cesser cela, pour des lendemains sereins dans notre société. Il s’agit d’une obligation morale qui aura valeur de mesure de justice historique.

Car si nous ne sommes pas responsables du Passé, nous le sommes du Présent ! Nos attitudes et mentalités doivent évoluer pour nous permettre d’avancer et vivre ensemble tout en assumant notre Histoire ! Raison pour laquelle nous saluons la présence de la France à la conférence sur « le racisme » organisée le 20/04/2009, par l’ONU à Genève.

La route est encore longue pour bannir de la société ce couple infernal qu’est : « discrimination et racisme ». Nous devons, chacun, réviser nos valeurs et nos comportements pour assumer « multiculturalisme » et diversité », la clef de voûte d’une société « de toutes les couleurs ».

Car « le monde est dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire » : Albert EINSTEIN.

Une suggestion, si je puis me permettre : rendez-vous au Parc de la Villette à Paris où se tient une formidable exposition: « Kréyol Factory » ! Sur 2500 M2, le comédien Guadeloupéen Jacques MARTIAL, fait découvrir les identités créoles, un « condensé de mondialisation », né de la rencontre, souvent violente, entre les peuples de l’Amérique, de l’Afrique, de l’Europe et de l’Asie. Culture, dont est, notamment, issu ce grand homme politique que fut l’écrivain- poète Martiniquais : Aimé CESAIRE.

La « culture créole », laboratoire d’identités multiples est une porte ouverte pour le « vieux monde » qui doit apprendre à vivre la diversité dans le respect des différences!

Nous terminerons notre propos par des remerciements à :

- Mme Christiane Taubira, députée de la Guyane, pour son combat pour faire reconnaître l’esclavage comme « crime contre l’Humanité »,
- Mme Maryse CONDE, écrivain Guadeloupéen, présidente du comité pour la mémoire de l’esclavage ainsi que Mme Françoise VERGES, écrivain réunionnais, maître de conférence, membre de ce même comité, qui ont proposé la date du 10 Mai, comme jour de commémoration nationale.
- M. le Préfet, pour sa présence, preuve de l’importance qu’accorde le Gouvernement à cette commémoration,
- M. le Maire de Toulouse, pour son engagement à nos côtés, avec une reconnaissance toute particulière à :
- M. MAKENGO, son adjoint, qui nous a soutenus, accompagnés tout au long de la préparation de cette commémoration, ( ovation de l’assistance)
- L’ensemble des associations, membres du collectif 161 : AGART, KEMIT, le CRAN M.P, FWIDOM, METYSS « DYZ », KALOU, CARAT, GWANAGUY,
Chercheurs d’Autres, Festicréole, …sans oublier la participation du peintre Jean-Jacques DRUAUX……

- Merci à René, David de l’AGART, David de FWIDOM, Sabrina, Joséphine, Jean……pour leur investissement dans l’organisation de la manifestation,

- Merci pour leur soutien à :
· L’ ACSE (Agence pour la cohésion sociale et l’égalité des chances )
· l’Ambassade des Etats-Unis en France
. « C. L.K.P.», de Paris
· Merci à nous, tous ici, présents.
Pour le collectif 161,
Christine HOUBLON



----------------- LES ANIMATIONS------------------------



Animateur : Harold HODGE - Animation musicale : DJ TUG

STANDS DES ASSOCIATIONS : ouverture à 10h00
* Tropic Center / Aristide ADJIBI : Fournisseurs Alimentaires &Vente
* Grandir en Haïti / Claire WEILL-STOROP : Information & Culture Haïtienne
* Brancaleone / François BACABE : Animation & informations Culturelles
* Hibiscus bleu / ------- : Restaurant Traiteur Antillais & Vente
* Asso d’Accara / Jahdy Régine MEDUS : Vente & Expo objets Artisanaux
* ZOMO artiste peintre / JEAN Pierre Richard : Vente & Exposition de tableaux
* Tobor Toulouse M.P / DA SYLVA : Information & Culture
* Asso Kalou / Pascal LOFERNE : Vente & Exposition de tableaux
* Gladys / Gladys ARETO : Vente de Pâtisseries
* Mad’flowine / Denise FLOWER : Vente & Expo objets artisanales
* Kemit / Yvon M. : Vente & Expo de livres
* Best Ethic / Jérémy DAUL : Vente de Produits BIO-Equitables
* Voyages des Papilles / Francine ADJOUALE : Vente plats Africains
* Diana / Diana LOUISETTE : Vente & Expo Poterie Décoration et peinture
* A.G.A.RT / Sabrina ISIDORE : Vente / Bar des Amicalistes
* Frér Sèr Koulèr / Christopher IBOUROI : Vente Instruments traditionnels & Tableaux réunionnais
* Carrefour Culturel / David Brunel : Information Culturelle
* Artiste Peintre / Yves MOKOMBA ( 3 stands ) : Vente & Expo Arts Africain, Création de portraits (enfants & adultes ), Atelier peinture (enfants)
* Mister’ Tropical / Edouard HUGUES : Vente de restauration rapide
* Editions La Girandole / ------------ : Livre sur Toussaint Louverture

14h00-15h00 : LE RENDEZ-VOUS LITTERAIRE : "pawol" autour d'ouvrages en présence des auteurs, d'éditeurs et d'associations (Donnadieu Jean-Louis, Druaux Jean-Jacques, Thébault Marie-Ange, L'association KEMIT, L'association Maison de l'Afrique à Toulouse (MAT)).

SCENE MUSICALE : à partir de 15h00
(par ordre alphabétique)
* AssoKalou - Gwoka (Percussion de la Guadeloupe)
* Bluntaya - Reggea~Rap
* Bwada & Jemma - Reggea
* Fon'Kèr - Maloya (Musique traditionnelle réunionnaise)
* Ka-Lité - Percussions, Danses Traditionnelles des Antilles
* Kenzy & Rafya - Dance Hall
* Kora Hermann - Intermède musical au son de l'Afrique
* La Choume Family - Slam
* Sked Skwad - Rap
* Vizuel Koncept - Danse Moderne

Les prestations artistiques seront pontuées par la lecture de poèmes (Guy Tirolien, Louis Gontran Damas) et de textes par les enfants accompagnés d'adultes.

NB : Les artistes suivants (S'Team, Ti Chab, Tiwony) sont cités sur la plaquette et l'affiche. Des aléas d'organisation font qu'ils ne seront pas présents. Le collectif161 s'excuse auprès de ces artistes et auprès du public.

Communiqués & Presse

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Publié le 10/05/2009 04:38 LaDepeche.fr

« L'esclavage et la traite font parties de l'histoire collective » - Espace Bonnefoy : Commémoration de l'abolition de l'esclavage.

Pour la première fois ce dimanche 10 mai, la France commémore les 161 ans de l'abolition de l'esclavage. Le collectif 161 de Toulouse, qui regroupe une dizaine d'associations et de personnes haïtiennes, africaines, caraïbéennes ou toulousaines, organise ce week-end des activités en la mémoire de l'abolition de l'esclavage. Hier, une centaine de personnes ont défilé de Compans Caffarelli jusqu'à l'espace Bonnefoy, où des expositions, des conférences et des concerts ont lieu. « Nous voulons faire honneur à nos ancêtres et faire parler de cette partie de l'histoire peu connue et mal expliquée à l'école. L'esclavage et la traite font parties de l'histoire collective » explique René Lyncée, un des organisateurs.

Cette commémoration, mise en valeur dans une quarantaine de villes en France est aussi un rappel de la valeur des Droits de l'homme. La mairie de Toulouse par le biais de l'adjoint au maire Jean-Paul Makengo s'engage auprès du collectif 161 : « C'est tout à fait normal pour nous de soutenir les associations qui portent les Droits de l'homme. Toulouse est une ville cosmopolite et cette commémoration est importante pour la population » insiste l'adjoint au maire. Aujourd'hui, le village des associations s'installe à l'espace Bonnefoy, l'accès est gratuit et ouvert à tous.

Pauline Amiel.


Publié le 22/02/2009 08:20 G.C. Solidarité avec les Antillais Manifestation. Plusieurs centaines de Toulousains ont défilé, hier, pour soutenir le mouvement social qui continue en Guadeloupe, Martinique et Guyane.


Manifestation de la cathédrale Saint-Etienne à la place du Capitole. Photo DDM, Michel Viala. OAS_AD ("Position1");

Ce qui devait être un rassemblement de soutien aux mouvements sociaux des Antilles et de Guyane s'est transformé en manifestation revendicative, hier après-midi, dans les rues de Toulouse. « Grève générale contre l'exploitation », scandaient entre deux et trois cents manifestants, de la cathédrale Saint-Etienne à la place du Capitole.
« Il faut se souvenir que Mai 68 a débuté en 1967 aux Antilles », rappelle la Guadeloupéenne Karine Gomes, présidente de l'Amicale des Guyanais et Antillais de la région toulousaine, l'AGART. « Nous sommes des leaders mais on sent surtout les choses avant les autres car les difficultés sont plus grandes là-bas. Le mouvement du LKP (ndlr : Liénage Kontre Profitation en créole, traduire « Ensemble contre l'exploitation ») n'est pas qu'une revendication d'argent, c'est aussi un projet social et économique pour les DOM. Nous demandons à l'État français d'établir un contact économique avec les autres États caribéens pour la circulation des produits de consommation, ce qui reviendrait moins cher que d'en transporter de métropole ».
À l'appel d'associations, d'organisations syndicales et de partis politiques de gauche, plusieurs Antillais de Toulouse souhaitaient aussi dire leur inquiétude et parfois leur mécontentement. « Cela fait vingt-huit ans que je suis à Toulouse et lorsque j'ai voulu revenir vivre à la Martinique, je n'ai pas pu y rester tant les difficultés sont grandes et les problèmes insurmontables », commente Évelyne Antonio. « J'y étais encore un mois avant la grève et tout est excessivement cher. Je soutiens donc mes camarades Antillais car la vie est impossible là-bas ». Présidente de Stop Racisme et en charge de la diversité au PS, à son amie Colette Charbonné d'ajouter : « On est les oubliés de la République. Il faut que les choses changent pour de bon une fois pour toutes ». Antilles. Des manifestations partout en France.

Un nouveau mort en Guadeloupe
Après plus d'un mois d'une crise qui a paralysé l'île et causé la mort d'un syndicaliste, la Guadeloupe a connu une première nuit d'accalmie, vendredi soir. Sauf un motard de 23 ans qui a trouvé la mort en heurtant un barrage érigé au lieu-dit Blonval à Saint-François, sur la route reliant cette commune à Pointe-à-Pitre. Selon les pompiers, « le motard, qui ne portait pas de casque, semble n'avoir pas vu le barrage et l'a heurté », a indiqué le colonel des pompiers Gilles Bazir. Il a précisé que le motard était décédé sur place. Le préfet de la Guadeloupe, Nicolas Desforges, a déclaré qu'il s'agissait « d'un accident de la circulation, à l'évidence ». Il a précisé que « des entreprises avaient été réquisitionnées par la préfecture pour enlever les barrages vendredi et qu'elles le seraient également hier.
Nicolas Sarkozy, comme pour se faire pardonner de n'avoir pas pris plus tôt la mesure d'une crise sociale profonde, a lâché du lest et prévoit de se déplacer dans l'île lorsque le calme sera revenu dans la rue. L'Etat français s'apprête à débloquer 580 millions d'euros pour les Dom, dont 280 millions d'euros au titre du RSA (revenu de solidarité active) et a convoqué un Grenelle de l'Outre-Mer. Le gouvernement, qui a laissé un temps Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, s'empêtrer dans des effets d'annonce, a finalement cédé aux revendications du LKP, le collectif contre la vie chère et son leader emblématique, Elie Domota. Une hausse de 200 € sur les plus salaires pourrait être octroyée par les entreprises pendant deux ans. Elles seraient, en contrepartie, allégées par des exonérations de charges. Pour l'heure, les politiques multiplient les déplacements dans l'île, alors qu'en France de nombreuses manifestations en faveur de l'île ont eu lieu hier.

Segolène dans l'avion
L'ancienne candidate du PS à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, a pris l'avion hier pour la Guadeloupe où elle assistera, aujourd'hui, aux obsèques du syndicaliste Jacques Bino, tué lors d'une manifestation. Le ministre du Budget, Eric Woerth, a annoncé hier l'adoption de « mesures douanières exceptionnelles pour soutenir les entreprises en Guadeloupe ». La crise des Dom peut-elle servir de tremplin aux revendications des syndicats métropolitains ?

Publié le 21/02/2009 04:37 - Modifié le 21/02/2009 à 10:14 Ph.E.

Manifestation pour les Antilles, cet après-midi
Les Antillais de Toulouse participent à la manif organisée aujourd'hui.
Une manifestation aura lieu à 14 heures devant la préfecture à l'appel de plusieurs organisations. Photo DDM, Archives
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Alors qu'une accalmie semble suivre la mort d'un syndicaliste et les graves incidents de ces derniers jours en Guadeloupe, l'émotion reste grande chez les Antillais de Toulouse, très préoccupés par la situation outremer qui appellent, au travers de l'amicale des Guyanais et Antillais de la région de Toulouse (Agart 31), à participer à la manifestation de soutien organisée cet après-midi à 14 heures devant la préfecture à l'appel de diverses organisations politiques, syndicales et culturelles (PS, Lutte Ouvrière, Partit Occitan, Alternative Libertaire, Fédération Syndicale Unitaire, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Solidaires, Parti Ouvrier Indépendant…).

« Bien que les négociations reprennent aujourd'hui (hier vendredi-NDLR), nous doutons que de réelles réponses soient apportées aux questions légitimes posées par le mouvement contre la vie chère », commente David Fimiez, ex président de l'Agart 31, « les premières réponses données par le gouvernement n'ont été que sécuritaires, avec l'envoi de cinq escadrons de gendarmerie. Les gens qui tiennent l'économie de notre département veulent garder leur monopole sur les moyens de distribution dans l'île, le carburant est contrôlé par une filiale de Total, le transport aérien reste le monopole d'Air France et de ses filiales. D'où la cherté de la vie en Guadeloupe et des transports aériens avec la métropole alors que nous sommes un département français ».
« Il a fallu un mois de grève générale et un mort pour que Sarkozy s'intéresse à la Guadeloupe », regrette Sabrina Isidore, trésorière de l'Agart 31, quand ça se passe en France métropolitaine, les réactions sont immédiates. Cet abandon est une honte pour la France. Je suis choquée. Tout d'un coup le président a trouvé de l'argent, fait des promesses, il reste une grande méfiance pour moi et chez les syndicats vis-à-vis de ces promesses ».

Publié le 17/02/2009 09:58 Silvana Grasso
Les Antillais d'ici inquiets pour leurs familles
Société. Les Guadeloupéens et Martiniquais de Toulouse suivent de près la grève générale.
La communauté antillaise de Toulouse inquiète des évènements qui touchent leur famille. lPhoto DDM, Michel Labonne-
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« Les événements m'inquiètent, témoigne Sandrine, étudiante à Toulouse. Toute ma famille vit à Sainte-Marie en Martinique, je les appelle chaque soir ». Sandrine s'interroge d'autant plus que les négociations sont au point mort : « Chacun veut rester sur ses positions, ce n'est pas comme ça que les choses vont évoluer ». La communauté antillaise de Toulouse, estimée entre deux et quatre mille personnes, est majoritairement étudiante. Depuis quinze jours, elle suit avec beaucoup d'attention les événements dans une partie des Dom-Tom, touchés par un grave conflit social.
flambée des prix
« Je surveille l'évolution des choses, avoue David Fimiez, guadeloupéen et ancien président de l'association Agart (Amicale des Guyanais et Antillais de la région de Toulouse). J'appelle mes parents tous les deux, trois jours et on échange aussi par mails. Je suis encore plus préoccupé depuis que des mesures sécuritaires sont prévues par Paris ».
Il poursuit : « L'épreuve de force risque de s'engager dans un conflit social pourtant très bien encadré ». David Fimiez refuse d'être alarmiste : « Pour l'instant, même si les rayons des magasins souffrent de certains produits, ce n'est pas encore la pénurie, les gens peuvent encore tenir une ou deux semaines, mais après… ».
Même si beaucoup espèrent que l'issue de ce conflit s'achève positivement, la majorité estime la situation justifiée : « Économiquement le pays est étranglé, reprend Sandrine. Heureusement notre peuple est solidaire. Désormais les producteurs vendent leurs produits au bord des routes, à un prix très bas ».
Elle ajoute : « Vous savez, là-bas, 1 % de la population beké (les blancs, NDLR) détient l'ensemble de l'économie, comme les grands centres commerciaux. Sans aucune concurrence. Le gouvernement doit faire quelque chose, sinon ça va exploser ».
Rosette tient avec son mari un restaurant antillais à Toulouse. Comme beaucoup de ses concitoyens, elle vient s'approvisionner à Afro Dom Tom, la boutique spécialisée en produits exotiques : « Ma famille vit au Lamentin en Martinique. Les événements ne m'étonnent pas, même si je les déplore. Là-bas, le coût de la vie est exorbitant. Par exemple, un kilo de farine revient à 1,05 €, pour 0,43 € à Toulouse. Un kilo de golden coûte 2,80 € pour 1,30 € ici. Même les bananes plantain, pourtant produit local sont chères : 4 € le kg contre 2,50 € dans ce magasin ». Elle poursuit : « Quand je vais là-bas, je sélectionne tout ». Résolument optimiste, elle conclut : « Vous savez, les gens ont tellement l'habitude des cyclones et des grèves, qu'ils stockent bougies, huile, sucre et sel. Par expérience ».