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LIVRE - Portraits de décolonisés

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Portraits de décolonisés - LIVRE - Info - La1ère - La 1ère

LABELLISATION COLLECTIF161 PAR CPMHE

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Au nom de la Présidente assurant le portage administratif du Collectif161, l'association est honorée de faire savoir que l'action engagée à Toulouse a obtenu la labellisation du CPMHE. "Dans le cadre du dixième anniversaire de la loi du 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité, le Comité pour la mémoire et l'histoire de l'esclavage a décidé de parrainer l'un de vos projets. Je vous prie de trouver ci-joint un courrier de Madame Françoise VERGES, présidente du CPMHE, précisant les conditions de labellisation de ce projet ainsi que les visuels "10 ans, traite et esclavage crime contre l'humanité" sous différents formats à apposer sur vos documents pour attester notre soutien. Par ailleurs, sachez que cette labellisation signifie que ce projet sera inscrit dans le programme national "10 ans de reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité" que le CPMHE va annoncer. Nous vous en souhaitons bonne réception." Secrétariat général du CPMHE

2001>2011 : Les 10 ans de la Loi Taubira

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retrouver ce média sur www.ina.fr

[Comité pour la Mémoire de l'Esclavage]

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Après l'Abolition... Une nouvelle forme d'Escalavage

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24 décembre 1854 : il y a 155 ans, jour pour jour, le premier convoi d'immigrants venus de l'Inde accostait à Pointe-à-Pitre, à bord de l'Aurélie.

Le statut juridique des Indiens est flou. Le décret de 1852 prolonge à leur égard l'ancienne « organisation du travail » de triste mémoire, à laquelle ils doivent se soumettre. Attachés à leur habitation, ils demeurent sous la dépendance absolue de leur engagiste. Leur condition matérielle est misérable, mais leur force de travail est grande. Beaucoup de propriétaires s'affranchissent de leur obligation de nourrir leurs travailleurs en leur concédant une portion de terre et un jour par semaine pour la cultiver, et leur refuse le riz prévu dans le contrat. Au niveau sanitaire, anémies, bronchites, paludisme font des ravages.

Présentation du Collectif 161

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Avec le soutien de la Ville de Toulouse, des associations, et des citoyens militants se sont regroupés autour du projet de la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de la traite négrière transa-tlantique et dans l'océan indien avec la volonté d’aller au-delà de la commémoration annuelle nationale fixée le 10 mai par la République Française sous l'impulsion de la loi Taubira qui reconnaît la traite et l'esclavage comme un crime contre l'Humanité. Nous posons cette action volontairement sur le long terme, afin d'avancer dans cette réflexion sur la représentation dans la mémoire collective de l'Histoire qui plaça l'Afrique, l'Occident, les Caraïbes et les Amériques aux confins d'un Monde déjà Globalisé.



Notre Projet social : Esclavage, Mémoires collectives et Identités. Construire autour de la commémoration de l'esclavage peut susciter trois types de réaction,




  • Celle d'un reniement qui part du principe que cette portion de l'histoire appartient largement au passé et qu'il est futile de vouloir recouvrer la mémoire.

  • Une autre qui consiste à considérer cet instant de mémoire consacré aux victimes de la traite Transatlantique et dans l'Océan Indien, comme un espace de villégiature pour s'affranchir d'une certaine souffrance, longtemps gardée secrètement par nos pairs faisant d'elle un tabou.

  • Vient alors, ceux qui à l'image des Neg'mawons (ceux qui portèrent la rébellion au sein des plantations et des navires) reprennent le processus historique depuis le point de départ savamment nommé "portes de non retour" jusqu'à l'arrivée sur les côtes Caribéennes, aux Amériques et dans les îles de l'océan indien. Ces acteurs du quotidien sont ceux qui cherchent à mettre en relief tous les mécanismes et de manière pragmatique, relèvent les imprécisions véhiculées et insufflées aux descendants des esclaves et à l'ensemble des citoyens, favorisant donc un non renouvellement de la conscience.

Il appartient donc "aux descendants" (ce mot peut également s'entendre sous un angle conceptuel intégrant ainsi l'ensemble des "citoyens") de revisiter l'Histoire les concernant et de mettre un terme aux inexactitudes et aux ignorances. Comment alors construire sur de telles bases, un Collectif capable de transcender toutes ces positions. Pourtant parmi l'une d'elle, il y a une qui devrait faire l'unanimité. Celle qui insiste sur la nécessité de s'affirmer et de construire son destin sur la base de règles et de connaissances affranchies. Ce sont pourtant ces objectifs que nous tous nous revendiquons. L'opus de Frantz Fanon "Peaux noires et masques blancs" en a fait largement le tour. Il pousse même la réflexion sur la construction de l'identité par la déconstruction de ce que l'on est dans l'immédiat et retrouver ce qui intrinsèquement nous représente et nous valorise dans la plénitude, l'épanouissement, et même de manière primaire, notre existence en tant qu'Humain. Il est évident que tout ceci nous relie aux courants de "la Négritude" (avec Césaire, Senghor, Damas...), du "Panafricanisme", de la "Créolité" et de "l'humanisme" comme des éléments d'une même pyramide dont il s'agit de trouver le bon agencement.



Nos Objectifs :




  • Commémorer les abolitions en une fête de la liberté

  • Proposer une "marche" de la tolérance, un moment de partage et de visibilité

  • Rappeler que c'est une date nationale (faire de cette date une date réflexe comme le 14 juillet)

  • Revisiter le passé mais pour regarder vers l’avenirFaire connaître la reconnaissance par l’état du caractère de « crime contre l’humanité »

  • Toucher un maximum de personnes de la communauté et partager avec l’ensemble des toulousains

  • Faire prendre conscience de la place de l’événement aux personnes concernées en faisant le lien avec la réalité historique

  • Participer au travail de mémoire en faisant émerger les oublis, les omissions

  • Partager, informer, sensibiliser Effectuer les recherches dans les archives pour montrer des images, des écrits de ces 4 siècles d’histoire de la traite occidentale (créer un espace d’expression pour les chercheurs de mémoire de la région)

  • Créer de la proximité entre les gens et la réalité historique

  • Faire remonter les éléments relatifs à la participation, à l’implication du grand sud-ouest dans cette partie de l’histoire pour contribuer à forger une mémoire partagée.


L’essentiel du projet, c’est de parler du « crime contre l’humanité » qu’a constitué sur une durée d’au moins 4 siècles, la traite d’êtres humains originaires d’Afrique et l’esclavage pratiqués par les états constitués d’Europe et en particulier l’Etat Français (pour ce qui nous concerne).


Le collectif s’engage à proposer en dehors du projet de commémoration des débats et des animations sur les questions historiques et d'actualités. Nous souhaitons pour ce faire un rapprochement avec les autres associations citoyennes de la ville de Toulouse.

Loi Taubira 2001

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« Article 1er. – La République française reconnait que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité.

Article 2. – Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée ».

Article 3. – Une requête en reconnaissance de la traite négrière transatlantique ainsi que de la traite dans l’océan Indien et de l’esclavage comme crime contre l’humanité sera introduite auprès du Conseil de l’Europe, des organisations internationales et de l’Organisation des Nations unies. Cette requête visera également la recherche d’une date commune au plan international pour commémorer l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage, sans préjudice des dates commémoratives propres à chacun des départements d’outre-mer.
Loi Taubira du 21 mai 2001

« Nul lieu du Monde ne peut s'accommoder du moindre oubli d'un crime, de la moindre ombre portée. Nous demandons que les non-dits de nos histoires soient conjurés pour que nous entrions tous ensemble et libérés dans le Tout-Monde. Ensemble encore, nommons la traite et l'esclavage perpétrés dans les Amériques crime contre l'humanité » Edouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Wole Soyinka.